Le monde est un peu moins lumineux aujourd’hui, alors que Toronto dit au revoir à l’une de ses icônes les plus chères. Catherine O’Hara, la géniale comédienne qui est passée sans problème des scènes de Second City à la célébrité hollywoodienne, est décédée à 71 ans.
Née et élevée à Toronto, sixième d’une fratrie de sept enfants, Catherine O’Hara n’était pas seulement une superstar mondiale, elle était aussi un trésor local. Alors que le reste du monde la connaissait comme la dramatique et excentrique Moira Rose dans Schitt’s Creek, ou comme la mère affolée à la recherche de Kevin dans Home Alone, les Torontois se souviennent de ses débuts dans la légendaire émission SCTV.

On ne peut pas trop insister sur l’impact qu’O’Hara a eu sur l’industrie du divertissement. Sa carrière était un modèle de polyvalence, avec des décennies de rôles adorés qui lui ont valu une place permanente dans le cœur des fans de toutes les générations.
Elle a fait ses débuts ici même, dans cette ville, remportant son premier Emmy en 1982 pour ses brillants scénarios dans la série humoristique SCTV. Elle est ensuite devenue une figure incontournable des films emblématiques de Christopher Guest, notamment Best in Show et A Mighty Wind.
Plus tard, O’Hara a captivé le public dans le rôle de Delia Deetz dans le film original Beetlejuice et est récemment revenue à l’écran pour sa suite tant attendue. Dans la série Schitt’s Creek, très appréciée des fans, son interprétation de Moira Rose, la matriarche portant une perruque, lui a valu un Emmy Award en 2020 et l’a transformée en une icône moderne de la mode et des mèmes.
Au-delà de ses trophées, O’Hara était connue pour son incroyable esprit et son attachement profond à son métier. Même dans son dernier boulot aux côtés de Seth Rogen dans The Studio, elle a continué à prouver pourquoi elle était une force avec laquelle il fallait compter, décrochant une nouvelle nomination aux Emmy Awards pour sa performance.
Elle laisse derrière elle son mari, le décorateur Bo Welch, qu’elle a rencontré sur le tournage du film original Beetlejuice, et leurs deux fils, Matthew et Luke.
Bien que la cause de son décès n’ait pas encore été révélée, l’amour débordant de la ville qu’elle considérait comme son foyer témoigne de son héritage. Toronto a perdu une partie de son âme comique, mais l’accent « bebe » et les personnages légendaires de Catherine O’Hara resteront à jamais gravés dans les mémoires.