Une tradition vieille de plusieurs siècles fait son retour dans l’ouest de Toronto ce mois-ci, et même si tu vois de la fumée s’élever de la lisière de la forêt, pas besoin d’appeler le 911.
Depuis plus de deux décennies, la ville de Toronto organise chaque année des brûlages traditionnels et contrôlés à High Park et Lambton Park. Ce rituel printanier consiste en un « feu purificateur » soigneusement orchestré, destiné à protéger certains des écosystèmes les plus rares de l’Ontario.

Les prochains brûlages ne servent pas seulement à l’entretien ; ils constituent une bouée de sauvetage vitale pour les rares savanes de chênes noirs que l’on trouve à High Park et à Lambton Park. Ces bois baignés de soleil abritent des plantes de prairie uniques qui ont en fait besoin de chaleur.
High Park abrite près de 30 hectares de savane fragmentée, ce qui en fait le site le plus important de ce type dans la ville. Lambton Park est un autre site clé où le feu aide les espèces indigènes à prendre le dessus sur les espèces envahissantes.
L’esprit du brûlage
Cette année, l’événement poursuit sa collaboration étroite avec l’Indigenous Land Stewardship Circle. Connue en anishinaabemowin sous le nom de Biinaakzigewok Anishnaabeg, cette pratique rend hommage aux traditions des peuples autochtones de l’île de la Tortue
Regarde de loin un chef de feu hautement qualifié et son équipe diriger une flamme de faible intensité à travers le sol de la forêt. Le feu avance au rythme d’une marche, ne consumant que des feuilles séchées, des brindilles et des tiges d’herbe, tout en laissant les chênes majestueux à l’écorce épaisse totalement indemnes.

Ce qu’il faut savoir
Comme le brûlage nécessite des conditions de vent et d’humidité très précises, la date exacte est gardée secrète jusqu’à 24 à 48 heures avant l’allumage. Cependant, la ville envisage actuellement des dates en avril.
Même si la fumée devrait s’élever et se dissiper rapidement, on recommande aux personnes souffrant de problèmes respiratoires ou d’allergies au sumac vénéneux de garder leurs fenêtres fermées ou de passer l’après-midi dans un autre quartier de la ville.
Une fois la fumée dissipée, c’est un regain de vie qui s’épanouit, car les cendres riches en nutriments aident les fleurs sauvages et les herbes indigènes de Toronto à repousser plus vertes et plus vigoureuses que jamais. Tu peux te tenir informé du feu vert officiel en consultant les réseaux sociaux de la ville de Toronto ou son site web officiel.