Une opération de sauvetage de grande envergure est en cours à Niagara Falls alors que les bélugas de Marineland entament leur voyage vers leurs nouveaux foyers à travers l’Amérique du Nord.
Lundi, des équipes composées de vétérinaires, de spécialistes des mammifères marins et de conducteurs d’engins lourds ont soigneusement sorti le premier groupe de baleines de leurs bassins dans ce parc d’attractions désormais fermé, marquant ainsi le début de ce que les experts qualifient de l’une des plus grandes opérations de transfert de mammifères marins jamais tentées.

Ce transfert intervient après des mois d’incertitude quant à l’avenir des quelque 30 bélugas restés à Marineland suite à la fermeture définitive du parc. Face à des difficultés financières grandissantes et à des inquiétudes croissantes concernant les soins à long terme des animaux, le gouvernement canadien avait bloqué une précédente proposition visant à envoyer les bélugas en Chine. En juillet, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a approuvé un permis d’importation d’urgence, permettant à une coalition d’aquariums agréés de prendre le relais.
Déplacer des bélugas, c’est une entreprise colossale. Chaque baleine est guidée avec précaution dans une élingue de transport, soulevée par une grue pour être placée dans un conteneur à température contrôlée, puis conduite sous escorte policière jusqu’à un aéroport avant d’embarquer dans un avion-cargo spécialement équipé, avec du personnel vétérinaire qui surveille les animaux tout au long du vol.
Les six premières baleines, Sierra, Acadia, Osiris, Lillooet, Bertie Botts et Frankie, sont désormais arrivées saines et sauves à l’aquarium Shedd de Chicago et à SeaWorld San Antonio.
Au cours des prochaines semaines, les bélugas restants seront transférés vers des établissements agréés, notamment le Shedd Aquarium, SeaWorld San Antonio, SeaWorld San Diego et le Georgia Aquarium. Deux autres bélugas, ainsi que quatre dauphins, devraient rejoindre l’Oceanogràfic de Valence, en Espagne, une fois que les autorisations internationales seront finalisées.
Si de nombreux défenseurs du bien-être animal estiment que cette solution est préférable à l’incertitude à laquelle les baleines étaient confrontées à Marineland, certains ont exprimé leur déception que les sanctuaires en pleine mer n’aient pas été envisagés. Néanmoins, les experts s’accordent largement à dire que la relocalisation des animaux vers des structures agréées offrait la solution la plus sûre et la plus immédiate.
Une fois les transferts terminés, cette opération marquera la fin de la captivité des baleines à Marineland, à Niagara Falls.